Samira des Quatre-Routes, de Jeanne BENAMEUR

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Ce roman a beau avoir été écrit il y a vingt-six ans, j’ai l’impression qu’il date de cette année tellement ses thèmes restent d’actualité.

Nous suivons le rude chemin que doit parcourir Samira pour évoluer sur sa propre route sans pour autant trahir ni les siens, ni elle-même. La relation qui se noue entre elle et François, empreinte de douceur et de simplicité, est attendrissante.

Le roman aborde les thèmes de la violence, du racisme ou encore de la condition féminine opprimée dans certaines sociétés pour mieux faire ressortir les émotions positives qu’elle souhaite nous transmettre : le courage, l’espoir, le réconfort, l’importance de s’intéresser aux autres et de s’entraider. Autant de thèmes que l’on retrouve encore aujourd’hui dans nos sociétés civilisées.

C’est une très belle histoire sur la tolérance religieuse et ethnique. Un roman qui parle aussi de la famille, de l’amour que l’on se porte, d’intégration et de féminisme. Vraiment, ce livre est porteur de belles psychologies et de bonnes valeurs telles que la liberté, la loyauté, la solidarité.

D’une grande richesse et terriblement efficace malgré son petit nombre de pages, ce roman est à lire absolument quel que soit notre âge !

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Le Labyrinthe des plaisirs, de Florence Gérard

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Un grand merci aux éditions Cyplog pour m’avoir accordée leur confiance pour ce service presse.

Comme vous le savez peut-être, la romance est loin d’être mon genre de prédilection, mais j’en lis de temps à autre. Cette fois-ci, on peut dire que j’ai fait fort : c’est ma première romance contemporaine teintée d’érotisme et sur un ménage à trois (M/M/F). Et j’ai beaucoup aimé ce premier né d’un nouvelle collection de la maison d’édition.

Je ne vais pas vous mentir, ce qui m’a attirée vers ce roman, outre le résumé très accrocheur, c’est la sublime couverture qui, je le sais, a fait craquer plus d’un futur lecteur.

Bla Bla ~ moi et le genre romance (sauter le paragraphe si souhaité)

Il me faut avouer que j’ai toujours boudé le genre jusqu’à l’année dernière ; jusqu’à mon changement de plate-forme de blog et mon grand retour à la lecture. Dans mon esprit, la romance a toujours été associée à une idée reçue : des bluettes gnan-gnan entre des cruches sans saveur et des étalons ibériques. Voyez le désastre d’alors… Et puis, j’ai plongé. Un roman de gare par-ci, une new romance par-là, en passant par la dark romance et l’érotisme pour aller beaucoup plus loin. J’ai ainsi découvert que la romance n’est pas un genre uniforme et formaté. Il a de multiples facettes et peut emprunter différents chemins d’ombres avant d’atteindre la lumière. C’est l’amour, la vie, en somme. Et me voilà sur ces chemins tortueux et déjà plongée dans « Le Labyrinthe des plaisirs ».

Je vais vous expliquer pourquoi j’ai adoré ce roman d’une volupté subtile et franche, joliment ciselé comme un rubis dont la couverture arbore la couleur de la passion et de la luxure.

L’histoire est moderne, pétillante, trépidante, sensuelle, touchante,… Comment en parler sans accumuler les adjectifs positifs ? Je ne peux pas faire autrement.

Pour ne rien gâcher, une pointe d’humour vient égayer la première partie du texte. Puis l’action prend le dessus, mais je ne peux en dire davantage sans révéler quoi que ce soit. Tout ce que je veux bien dire, c’est que l’auteure m’a surprise en ajoutant une dose de suspense à sa romance érotique.

Le style d’écriture, parfaitement maîtrisé, se dévore sans encombres. Il s’en dégage de la sensualité, mais aussi une grande tendresse de la part de l’auteure.

Le personnage principal féminin a un prénom original, rond en bouche et languissant (Émael), comme l’histoire. Je me suis tout de suite attachée à cette petite souris curieuse et ouverte d’esprit. La jeune femme a par ailleurs la langue aussi affûtée que l’esprit.

Et que dire de Roman et de Khal ? Je mets au défi quiconque de faire un choix entre les deux ! Ces protagonistes masculins ont beau avoir des personnalités et des physiques opposés, chacun d’eux dispose d’atouts de charme bien à lui. Les interactions, notamment entre Émael et Roman, sont palpitantes et le trio possède des personnalités intenses.

Vous l’aurez donc compris, les personnages sont bien construits et modernes. De plus, ils disposent chacun d’un passé, et en apprendre plus sur les protagonistes d’un roman est toujours bienvenu. Enfin, leur sens moral, qui dénote avec la société dans laquelle ils évoluent, est explicité de manière crédible.

Les événements s’imbriquent les uns après les autres comme le dédale des pièces du manoir, mais le lecteur s’y retrouve toujours. Les décors sont terriblement envoûtants, ce qui rend l’ensemble encore plus efficace. À la fin de la lecture, j’ai eu l’impression de sortir du rêve érotique de quelqu’un d’autre mais dans lequel une place de spectatrice m’avait été réservée.

La sensualité du roman est exploitée avec brio et va crescendo en prenant juste le temps qu’il faut pour exploiter les mises en scène variées. Même si les scènes sont chaudes, le joli style d’écriture de l’auteure parvient à insuffler de la tendresse dans la crudité.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce roman n’est pas racoleur ou voyeur dans une optique de vulgarité. Je me suis plutôt sentie invitée à entrer, à observer, à découvrir et à ouvrir mon esprit. Émael, telle une Alice entrée dans un Pays des Merveilles très spécial, ne s’ennuie pas une seule seconde… et nous non plus ! Il se passe toujours quelque chose. Et même si certaines scènes sont forcément prévisibles, l’auteure a su faire preuve d’une créativité qui surprend à chaque fois.

Il n’y est pas seulement question de libertinage, il y est aussi question de tendresse, de tolérance et d’empathie. Les relations entre les personnages vont bien au-delà du sexe, et derrière tout cela se cache une – des – véritable(s) histoire(s) d’amour sous toutes ses formes, aussi bien charnelle que sentimentale.

Le roman dispose également d’un aspect psychologique bien amené à différents moments cruciaux de l’histoire.

En bref, je ne peux que vous recommander ce roman si le genre vous intéresse ou vous interpelle. C’est un rubis dans un écrin de satin. Cette histoire est d’une belle sensualité, dépourvue de vice et de jugements. Je ne peux que saluer l’auteure pour son inventivité. Une jolie réussite !

Nul doute que d’autres titres d’une semblable qualité viendront enrichir la nouvelle collection des éditions Cyplog.

Les Aventures d’Elsa, de Marie F.

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Voici ma pire expérience de lecture de l’année 2017 ! Un petit conte de Noël (?) reçu en service presse.

Rien n’est à sauver dans cette nouvelle.

Il y a un problème de concordance des temps dans le premier chapitre. Les points d’exclamation et les virgules pullulent. Quelques graves problèmes syntaxiques et grammaticaux demeurent. On y trouve également des maladresses lexicales et des erreurs typographiques flagrantes.

Le style d’écriture est inabouti et naïf. On n’y trouve pas le moindre petit morceau de description. Cette nouvelle est gamine et dénuée du charme enfantin mais travaillé du style d’écriture des contes.

Les événements s’enchaînent à la mords-moi le nœud et se résolvent en deux coups de cuillère à pot. L’histoire est bourrée d’incohérences car il manque les informations importantes qui auraient permis de cimenter le récit. En revanche, cette nouvelle regorge de phrases, de dialogues et d’indications inutiles.

Tout est trop facile, plombé par d’heureux hasards dépourvus de toute subtilité et par du faux suspense, sans aucun rythme trépidant. Tout cela rend l’histoire parfaitement inintéressante.

Ce récit est ennuyeux, bourré d’artifices pour faire coller entre eux tous ces événements sans intérêt. Tout, de l’histoire aux personnages, est insipide et soporifique. Une lecture sans intérêt qui n’a été qu’une perte de temps. J’espère que les autres titres de cette maison d’édition ne sont pas du même acabit !

Séoul, Playstation mélancolique, de Jean-Louis Poitevin

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Troisième Masse Critique pour moi, pour laquelle je tiens à remercier le site Babelio et la maison d’édition Atelier des Cahiers.

J’ai choisi ce livre car j’avais beaucoup aimé ma première incursion dans la littérature sud-coréenne en début d’année. Cette fois-ci, c’est en plus un auteur français que je découvre.

J’ai un gros coup de cœur pour la couverture agrémentée d’une jolie photo. Elle n’est pas glacée, elle me fait passer à du washi ou au papier à lettre artisanal. C’est le genre de petit détail qui fait toute la différence quand on hésite entre livre papier et livre numérique. C’est un vrai plaisir de toucher ce livre-là. De plus, son format, moins haut et plus large que les livres de poche, fait qu’on peut le tenir facilement ouvert sans avoir à forcer sur le dos pour voir les pages en entier.

Le titre est intrigant. Les trois mots me parlent. Séoul, capitale que j’ai eu le plaisir et la joie de découvrir l’année dernière. La Playstation, console de salon que tout le monde connaît. Je ne me serais jamais attendue à trouver ce nom dans le titre d’un roman ! Et la mélancolie, l’état dans lequel se retrouve tout lecteur à un moment ou à un autre (quand il a terminé un livre et se demande ce qu’il va en faire, quand il ne sait pas quoi lire, quand il pleut…)

Les phrases sont longues et la syntaxe complexe, ce qui rend souvent le texte difficile à comprendre.

Le style d’écriture est époustouflant, à la fois poétique et tonique. Les connexions entre des éléments de natures différentes dans une même phrase surprennent toujours. Les expressions tout spécialement créées par l’auteur sont magnifiquement poétiques, telles la langue « cette lécheuse d’oubli » ou l’ego « ce perroquet du silence ». Le style d’écriture, très travaillé, apporte à l’ensemble un goût puissant et hétérogène, mais harmonieux et solide. La composition est complexe et fleure bon les envolées psychédéliques de l’esprit. Un langage complexe, tissé comme le langage binaire d’un programme informatique, parfois aussi déluré qu’un clip.

Les comparaisons, tantôt étonnantes, tantôt éloquentes, mais toujours inspirées et variées, parlent avec poésie de thèmes aussi divers que l’environnement urbain, les paysages ou encore les sens. Originales, elles méritent d’être étudiées.

Le roman s’ouvre sur l’évocation de jeux bien connus (Rubik’s Cube, Lego ou Tetris) et les références au divertissement vidéoludique se retrouveront tout du long. Plus largement, il fourmille de références intertextuelles riches au jeu, à la dictature de l’image électronique, aux jeux de l’enfance et aux jeux des pros. Mais finalement, j’y ai trouvé beaucoup plus d’analogies avec le film qu’avec le jeu vidéo.

Le roman se poursuit par une marche dans la ville, dans les bâtiments, dans les souvenirs aussi, sur fond de récupération d’estampes volées.

Beaucoup de phrases sont très vraies et parleront sans mal au voyageur solitaire, à l’explorateur de villes, aux cœurs et aux esprits ouverts, à l’expatrié.

Le personnage principal est écorché mais fort. Son passé et sa personnalité conditionnent sa vision présente et transparaissent dans sa manière d’appréhender les rencontres, de déambuler dans la ville et dans la vie, d’aborder les événements et les gens.

Séoul est un personnage à part entière dans ce roman. Mégalopole bourdonnante, flashy et dangereuse qui se joue des personnages. La ville donne l’impression de les dévorer, omniprésente dans leur paysage, leurs mots et leurs pensées, leurs vies, leurs objectifs.

À souligner, le très beau passage dans la zone démilitarisée.

Je sens que je n’ai pas tout saisi des propos de l’auteur, mais l’œuvre n’en reste pas moins insolite et originale pour la vision de Séoul et le style littéraire.

Ce roman, c’est une description de Séoul et un style d’écriture kaléidoscopiques. Un auteur qui écrit comme il le sent. Une leçon de littérature qui ne se laisse pas dicter son style par les modes.

Mémoire blanche, de Pierre Coran

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Tout d’abord, tous mes remerciements vont à Babelio et aux éditions M.E.O. pour m’avoir accordée l’opportunité de faire ma deuxième Masse Critique.

Première incursion dans la littérature belge (non, je ne prends pas en compte Tintin) avec cette réédition dans un format inhabituel. Ni trop grand, ni trop large, le livre est d’une taille idéale pour être bien tenu en main et assez fin pour se glisser facilement dans un sac.

La couverture est souple et les pages douces, ce qui ravira tous ceux qui ont comme moi un rapport sensuel avec les livres.

La police de caractères n’est ni trop petite, ni trop grosse, ce qui me plaît car j’aime avoir une vue globale de la page que je lis.

Les chapitres sont courts et bien aérés. Parfait pour faciliter la lecture et lire rapidement.

Pour continuer à parler de forme, d’entrée de jeu, le roman m’a fait penser à un journal intime que le personnage principal aurait écrit pour aider ses souvenirs à se remettre en ordre. Plus tard, on apprend que le roman est en fait les mémoires que le suspect a écrit en prison.

Ce premier chapitre pose le contexte du roman sans détours.

Les premières phrases sont courtes. Hachées, simples. À l’image du personnage qui n’a pas les idées claires. À mesure qu’il retrouve ses esprits, les phrases s’allongent, s’enrichissent en vocabulaire et se complexifient.

Le roman présente un point de vue intéressant : tout en subissant interrogatoires, reconstitutions et périodes d’emprisonnement, le suspect mène sa propre enquête. Un angle original pour un roman policier.

Le suspect porte d’ailleurs le même prénom que l’auteur, Pierre. Troublant…

À un peu plus de la moitié du roman, le nom du coupable tombe brutalement. Je ne m’attendais vraiment pas à ce que l’enquête soit résolue à ce moment-là de l’histoire. Ce fut pour moi déstabilisant et décevant. Je me suis demandé ce qui pouvait bien se passer pendant les quarante dernières pages qui justifie que le roman continue alors que l’affaire était bouclée.

La seconde partie du livre parle ainsi de la quête de rédemption de Pierre. J’ai tout autant apprécié la première partie du roman (le côté enquête policière menée par un suspect désœuvré) que cette seconde partie, porteuse d’espoir.

Un livre sur les dangers de l’alcoolisme et les bévues judiciaires, qui évite moralisation et pathos. Une histoire en deux parties de longueurs inégales mais qui se valent en terme de qualité et d’intérêt. De la première découle la seconde. Un roman en deux temps, comme un morceau de musique enivrant. Enivré.

Les Chevaliers d’Émeraude (tome 2), de Anne Robillard

les-dragons-de-l-empereur-noirCurieuse mais pas pressée de connaître la suite du premier tome, j’ai lu le deuxième quelques mois plus tard.

J’y ai retrouvé les défauts du premier (longueurs, répétitions) mais, dans l’ensemble, l’histoire a été plus mouvementée et j’ai donc lu ce volume plus vite. La présence d’Asbeth et le fait que quelques scènes se passent sur l’île des hommes-insectes n’y sont pas étrangers.

En parlant de personnages, à part Asbeth, Kira et l’évolution de la relation entre Wellan et Bridgess, rien d’autre ne m’a marquée. J’ai eu la sensation que les chevaliers et leurs écuyers avaient souvent plus la tête à se caser qu’à protéger Enkidiev. Et puis, il y a tellement de personnages que, à part ceux précités, je serais bien incapable de les décrire physiquement et mentalement ! J’ai eu l’impression que les personnages ne servent qu’à nous faire visiter les différents royaumes d’Enkidiev, mais pas à faire avancer l’histoire. Pourtant, on a plus l’impression dans ce tome que seuls les Chevaliers, leurs écuyers et quelques villages peuplent tout le continent !

Comme je ne lis plus les résumés des livres, j’ai été grandement déstabilisée par un fait : l’histoire a fait un bond de sept ans en avant ! Où est la bataille ? Il ne s’est rien passé entre les deux tomes qui mérite qu’on s’y attarde ?

Les détails importants sont noyés sous les sentiments, ce qui fait que je n’ai rien retenu des éléments importants du récit.

Un roman que j’ai lu très vite, qui ne m’a pas ennuyée mais ne m’a pas passionnée non plus. Je vais continuer cette saga car je suis curieuse de voir comment va évoluer le style de l’auteure.

L’été du changement, de Evalice P.M

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Je ne garde pas un souvenir précis de cette nouvelle aux personnages et à l’histoire trop clichés à mon goût. Bien qu’elle soit réaliste, elle n’a pas eu de quoi marquer mon esprit. Et puis, elle est tellement prévisible ! Et entre un faux bad boy et une fille plus paranoïaque que victime, difficile d’être touché par le traitement que leur a accordé l’auteure bien que le travail se fasse sentir.

Au final, c’est une histoire très stéréotypée et donc sans surprise qui fait passer le temps.

Les Chevaliers d’Émeraude (tome 1), de Anne Robillard

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J’ai dévoré ce premier tome. Pourtant, il n’est pas exempt de défauts.

Tout d’abord, je trouve qu’il traîne en longueur et la fin m’a laissée sur ma faim. Ensuite, il y a beaucoup trop de répétitions. Pour finir, il y a beaucoup de personnages et de royaumes mais l’intrigue est centrée sur peu d’entre eux. D’ailleurs, seuls deux personnages m’ont marquée : Kira et Wellan. Mais c’était le but, non ?

Malgré ces défauts, c’est un bon roman de fantasy, bien écrit et qui présente son lot d’originalités. Je ne doute pas que le style s’améliorera de tome en tome et que les autres personnages auront chacun leur tour leur moment de gloire parce qu’il faut bien l’avouer, dans ce tome, il ne se passe pas grand-chose.