Mémoire blanche, de Pierre Coran

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Tout d’abord, tous mes remerciements vont à Babelio et aux éditions M.E.O. pour m’avoir accordée l’opportunité de faire ma deuxième Masse Critique.

Première incursion dans la littérature belge (non, je ne prends pas en compte Tintin) avec cette réédition dans un format inhabituel. Ni trop grand, ni trop large, le livre est d’une taille idéale pour être bien tenu en main et assez fin pour se glisser facilement dans un sac.

La couverture est souple et les pages douces, ce qui ravira tous ceux qui ont comme moi un rapport sensuel avec les livres.

La police de caractères n’est ni trop petite, ni trop grosse, ce qui me plaît car j’aime avoir une vue globale de la page que je lis.

Les chapitres sont courts et bien aérés. Parfait pour faciliter la lecture et lire rapidement.

Pour continuer à parler de forme, d’entrée de jeu, le roman m’a fait penser à un journal intime que le personnage principal aurait écrit pour aider ses souvenirs à se remettre en ordre. Plus tard, on apprend que le roman est en fait les mémoires que le suspect a écrit en prison.

Ce premier chapitre pose le contexte du roman sans détours.

Les premières phrases sont courtes. Hachées, simples. À l’image du personnage qui n’a pas les idées claires. À mesure qu’il retrouve ses esprits, les phrases s’allongent, s’enrichissent en vocabulaire et se complexifient.

Le roman présente un point de vue intéressant : tout en subissant interrogatoires, reconstitutions et périodes d’emprisonnement, le suspect mène sa propre enquête. Un angle original pour un roman policier.

Le suspect porte d’ailleurs le même prénom que l’auteur, Pierre. Troublant…

À un peu plus de la moitié du roman, le nom du coupable tombe brutalement. Je ne m’attendais vraiment pas à ce que l’enquête soit résolue à ce moment-là de l’histoire. Ce fut pour moi déstabilisant et décevant. Je me suis demandé ce qui pouvait bien se passer pendant les quarante dernières pages qui justifie que le roman continue alors que l’affaire était bouclée.

La seconde partie du livre parle ainsi de la quête de rédemption de Pierre. J’ai tout autant apprécié la première partie du roman (le côté enquête policière menée par un suspect désœuvré) que cette seconde partie, porteuse d’espoir.

Un livre sur les dangers de l’alcoolisme et les bévues judiciaires, qui évite moralisation et pathos. Une histoire en deux parties de longueurs inégales mais qui se valent en terme de qualité et d’intérêt. De la première découle la seconde. Un roman en deux temps, comme un morceau de musique enivrant. Enivré.

Les Chevaliers d’Émeraude (tome 2), de Anne Robillard

les-dragons-de-l-empereur-noirCurieuse mais pas pressée de connaître la suite du premier tome, j’ai lu le deuxième quelques mois plus tard.

J’y ai retrouvé les défauts du premier (longueurs, répétitions) mais, dans l’ensemble, l’histoire a été plus mouvementée et j’ai donc lu ce volume plus vite. La présence d’Asbeth et le fait que quelques scènes se passent sur l’île des hommes-insectes n’y sont pas étrangers.

En parlant de personnages, à part Asbeth, Kira et l’évolution de la relation entre Wellan et Bridgess, rien d’autre ne m’a marquée. J’ai eu la sensation que les chevaliers et leurs écuyers avaient souvent plus la tête à se caser qu’à protéger Enkidiev. Et puis, il y a tellement de personnages que, à part ceux précités, je serais bien incapable de les décrire physiquement et mentalement ! J’ai eu l’impression que les personnages ne servent qu’à nous faire visiter les différents royaumes d’Enkidiev, mais pas à faire avancer l’histoire. Pourtant, on a plus l’impression dans ce tome que seuls les Chevaliers, leurs écuyers et quelques villages peuplent tout le continent !

Comme je ne lis plus les résumés des livres, j’ai été grandement déstabilisée par un fait : l’histoire a fait un bond de sept ans en avant ! Où est la bataille ? Il ne s’est rien passé entre les deux tomes qui mérite qu’on s’y attarde ?

Les détails importants sont noyés sous les sentiments, ce qui fait que je n’ai rien retenu des éléments importants du récit.

Un roman que j’ai lu très vite, qui ne m’a pas ennuyée mais ne m’a pas passionnée non plus. Je vais continuer cette saga car je suis curieuse de voir comment va évoluer le style de l’auteure.

L’été du changement, de Evalice P.M

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Je ne garde pas un souvenir précis de cette nouvelle aux personnages et à l’histoire trop clichés à mon goût. Bien qu’elle soit réaliste, elle n’a pas eu de quoi marquer mon esprit. Et puis, elle est tellement prévisible ! Et entre un faux bad boy et une fille plus paranoïaque que victime, difficile d’être touché par le traitement que leur a accordé l’auteure bien que le travail se fasse sentir.

Au final, c’est une histoire très stéréotypée et donc sans surprise qui fait passer le temps.

Les Chevaliers d’Émeraude (tome 1), de Anne Robillard

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J’ai dévoré ce premier tome. Pourtant, il n’est pas exempt de défauts.

Tout d’abord, je trouve qu’il traîne en longueur et la fin m’a laissée sur ma faim. Ensuite, il y a beaucoup trop de répétitions. Pour finir, il y a beaucoup de personnages et de royaumes mais l’intrigue est centrée sur peu d’entre eux. D’ailleurs, seuls deux personnages m’ont marquée : Kira et Wellan. Mais c’était le but, non ?

Malgré ces défauts, c’est un bon roman de fantasy, bien écrit et qui présente son lot d’originalités. Je ne doute pas que le style s’améliorera de tome en tome et que les autres personnages auront chacun leur tour leur moment de gloire parce qu’il faut bien l’avouer, dans ce tome, il ne se passe pas grand-chose.