Harry Potter (1) : Harry Potter à l’école des sorciers, de J. K. Rowling

HarryPotter

[NB : mise à jour d’une chronique de 2015]

J’ai été enchantée par la découverte de cette incontournable saga de la littérature fantastique à destination de la jeunesse. Seize ans après sa parution (j’ai trouvé l’excuse de l’exposition parisienne consacrée aux films pour enfin m’y plonger…), je la découvre avec des yeux d’adulte et y trouve plus de profondeur que je ne l’espérais. Je comprends à présent pourquoi l’œuvre de J. K. Rowling plaît à tout âge !

L’écriture est simple mais généreuse et enlevée. Grâce à cela, j’ai ressenti au fil de ma lecture quelque chose que je n’avais pas éprouvé depuis longtemps : de l’émerveillement face à la richesse d’un univers et de l’attachement pour des personnages. Dans le premier chapitre, le traitement révoltant infligé à Harry par les Dursley, raconté à la manière d’un conte, dote d’emblée notre petit héros d’un énorme potentiel sympathie. Mais surtout, quand on lit cette saga, on se sent incroyablement bien !

J’ai aussi eu plaisir à retrouver cet humour et ces petites mises en scène absurdes si typiquement anglais qui caractérisaient si délicieusement déjà les œuvres de Lewis Carroll.

L’histoire, enchanteresse, possède aussi un côté sombre qui n’est pas pour me déplaire – même si certains actes censés faire rire m’ont paru bien cruels… Que j’aie ressenti de l’émerveillement ou de la crainte, je suis allée de surprise en surprise dans le monde des sorciers. L’auteure nous emmène de créature effrayante en personnage énigmatique, de lieu sordide en quête épique, de petits faits surprenants en fausses pistes, jusqu’à la révélation inattendue de l’identité de l’espion de Voldemort !

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Shadow Magic (tome 1), de Joshua Khan

Pour la quatrième fois cette année, je tiens à remercier Babelio pour m’avoir permis de participer à sa Masse Critique. Quels titres ! Ma liste était plus longue que d’habitude, et dans celle-ci se cachait un futur petit coup de cœur. Merci aux éditions Seuil !

Ce premier tome de la saga est une petite perle noire et brillante. Sous sa superbe couverture douce comme de la peau de pêche, ce roman n’évite pas les clichés et le déjà-vu, mais il offre une belle originalité : de la fantasy jeunesse qui prend le contre-pied de nos habitudes de lecture. En effet, ici, les ténèbres ne représentent pas le Mal, les êtres de la Lumière ne sont pas tous purs et bienveillants, entre autres.

L’ambiance de ce roman médiévo-fantastico-fantasy en fait sa plus grande force. Des petites touches d’humour et de terreur, voire même lugubres par moments, viennent relever le tout. Pas de quoi faire peur aux enfants, je pense, ils frissonneront avec plaisir plutôt.

Le style d’écriture est simple et efficace, il apporte les informations essentielles pour bien suivre le récit et appréhender les décors et les personnages. L’auteur va droit au but tout en prenant le temps de poser son intrigue. Toutefois, l’intrigue recèle quelques révélations difficiles à prévoir et qui apportent beaucoup de suspense.

Intrigues politiques, secrets bien gardés, magies élémentaires, créatures infernales et personnages mystérieux bâtissent une dimension solide à cette histoire qui ne prend pas les enfants pour des idiots. S’ils en ont marre des contes de fées, nul doute que ce roman saura leur plaire et les surprendre.

L’action est teintée de suspense. Les événements plus calmes entre les faits importants permettent d’en apprendre plus sur la personnalité et le passé des personnages. Tout se dévoile tour à tour sans temps morts. Un mystère, un morceau de décor, un pan de personnalité… il y a toujours quelque chose à découvrir dans ce roman.

Le duo formé par Ronce et Lilith fonctionne à merveille. Quant aux personnages secondaires, comme Gabriel ou Kleef, oncle Pan ou Mary, ils possèdent chacun une personnalité bien distincte et des motivations propres qui ajoutent à la qualité du roman.

Je me suis beaucoup amusée à reconnaître dans les noms des références mythologiques ou étymologiques.

Même si beaucoup d’événements et de scènes sont prévisibles, l’auteur réussit à nous surprendre.

La résolution de l’intrigue est inattendue. Là où beaucoup de premiers tomes prennent trop de temps à démarrer, n’offrent pas de véritable intrigue et ne servent qu’à introduire les personnages, celui-ci se compose d’une véritable histoire et de personnages bien bâtis. On peut d’ailleurs se contenter de ce tome, qui a bien une fin, sans nécessairement lire les suivants.

Ce roman est comme une forêt noire : sombre, crémeux, délicieux, riche, frais, festif,… À offrir les yeux fermés aux jeunes amateurs de fantasy pendant Halloween !

Les Aventures d’Elsa, de Marie F.

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Voici ma pire expérience de lecture de l’année 2017 ! Un petit conte de Noël (?) reçu en service presse.

Rien n’est à sauver dans cette nouvelle.

Il y a un problème de concordance des temps dans le premier chapitre. Les points d’exclamation et les virgules pullulent. Quelques graves problèmes syntaxiques et grammaticaux demeurent. On y trouve également des maladresses lexicales et des erreurs typographiques flagrantes.

Le style d’écriture est inabouti et naïf. On n’y trouve pas le moindre petit morceau de description. Cette nouvelle est gamine et dénuée du charme enfantin mais travaillé du style d’écriture des contes.

Les événements s’enchaînent à la mords-moi le nœud et se résolvent en deux coups de cuillère à pot. L’histoire est bourrée d’incohérences car il manque les informations importantes qui auraient permis de cimenter le récit. En revanche, cette nouvelle regorge de phrases, de dialogues et d’indications inutiles.

Tout est trop facile, plombé par d’heureux hasards dépourvus de toute subtilité et par du faux suspense, sans aucun rythme trépidant. Tout cela rend l’histoire parfaitement inintéressante.

Ce récit est ennuyeux, bourré d’artifices pour faire coller entre eux tous ces événements sans intérêt. Tout, de l’histoire aux personnages, est insipide et soporifique. Une lecture sans intérêt qui n’a été qu’une perte de temps. J’espère que les autres titres de cette maison d’édition ne sont pas du même acabit !

Les Chevaliers d’Émeraude (tome 2), de Anne Robillard

les-dragons-de-l-empereur-noirCurieuse mais pas pressée de connaître la suite du premier tome, j’ai lu le deuxième quelques mois plus tard.

J’y ai retrouvé les défauts du premier (longueurs, répétitions) mais, dans l’ensemble, l’histoire a été plus mouvementée et j’ai donc lu ce volume plus vite. La présence d’Asbeth et le fait que quelques scènes se passent sur l’île des hommes-insectes n’y sont pas étrangers.

En parlant de personnages, à part Asbeth, Kira et l’évolution de la relation entre Wellan et Bridgess, rien d’autre ne m’a marquée. J’ai eu la sensation que les chevaliers et leurs écuyers avaient souvent plus la tête à se caser qu’à protéger Enkidiev. Et puis, il y a tellement de personnages que, à part ceux précités, je serais bien incapable de les décrire physiquement et mentalement ! J’ai eu l’impression que les personnages ne servent qu’à nous faire visiter les différents royaumes d’Enkidiev, mais pas à faire avancer l’histoire. Pourtant, on a plus l’impression dans ce tome que seuls les Chevaliers, leurs écuyers et quelques villages peuplent tout le continent !

Comme je ne lis plus les résumés des livres, j’ai été grandement déstabilisée par un fait : l’histoire a fait un bond de sept ans en avant ! Où est la bataille ? Il ne s’est rien passé entre les deux tomes qui mérite qu’on s’y attarde ?

Les détails importants sont noyés sous les sentiments, ce qui fait que je n’ai rien retenu des éléments importants du récit.

Un roman que j’ai lu très vite, qui ne m’a pas ennuyée mais ne m’a pas passionnée non plus. Je vais continuer cette saga car je suis curieuse de voir comment va évoluer le style de l’auteure.

Les Chevaliers d’Émeraude (tome 1), de Anne Robillard

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J’ai dévoré ce premier tome. Pourtant, il n’est pas exempt de défauts.

Tout d’abord, je trouve qu’il traîne en longueur et la fin m’a laissée sur ma faim. Ensuite, il y a beaucoup trop de répétitions. Pour finir, il y a beaucoup de personnages et de royaumes mais l’intrigue est centrée sur peu d’entre eux. D’ailleurs, seuls deux personnages m’ont marquée : Kira et Wellan. Mais c’était le but, non ?

Malgré ces défauts, c’est un bon roman de fantasy, bien écrit et qui présente son lot d’originalités. Je ne doute pas que le style s’améliorera de tome en tome et que les autres personnages auront chacun leur tour leur moment de gloire parce qu’il faut bien l’avouer, dans ce tome, il ne se passe pas grand-chose.