Le Labyrinthe des plaisirs, de Florence Gérard

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Un grand merci aux éditions Cyplog pour m’avoir accordée leur confiance pour ce service presse.

Comme vous le savez peut-être, la romance est loin d’être mon genre de prédilection, mais j’en lis de temps à autre. Cette fois-ci, on peut dire que j’ai fait fort : c’est ma première romance contemporaine teintée d’érotisme et sur un ménage à trois (M/M/F). Et j’ai beaucoup aimé ce premier né d’un nouvelle collection de la maison d’édition.

Je ne vais pas vous mentir, ce qui m’a attirée vers ce roman, outre le résumé très accrocheur, c’est la sublime couverture qui, je le sais, a fait craquer plus d’un futur lecteur.

Bla Bla ~ moi et le genre romance (sauter le paragraphe si souhaité)

Il me faut avouer que j’ai toujours boudé le genre jusqu’à l’année dernière ; jusqu’à mon changement de plate-forme de blog et mon grand retour à la lecture. Dans mon esprit, la romance a toujours été associée à une idée reçue : des bluettes gnan-gnan entre des cruches sans saveur et des étalons ibériques. Voyez le désastre d’alors… Et puis, j’ai plongé. Un roman de gare par-ci, une new romance par-là, en passant par la dark romance et l’érotisme pour aller beaucoup plus loin. J’ai ainsi découvert que la romance n’est pas un genre uniforme et formaté. Il a de multiples facettes et peut emprunter différents chemins d’ombres avant d’atteindre la lumière. C’est l’amour, la vie, en somme. Et me voilà sur ces chemins tortueux et déjà plongée dans « Le Labyrinthe des plaisirs ».

Je vais vous expliquer pourquoi j’ai adoré ce roman d’une volupté subtile et franche, joliment ciselé comme un rubis dont la couverture arbore la couleur de la passion et de la luxure.

L’histoire est moderne, pétillante, trépidante, sensuelle, touchante,… Comment en parler sans accumuler les adjectifs positifs ? Je ne peux pas faire autrement.

Pour ne rien gâcher, une pointe d’humour vient égayer la première partie du texte. Puis l’action prend le dessus, mais je ne peux en dire davantage sans révéler quoi que ce soit. Tout ce que je veux bien dire, c’est que l’auteure m’a surprise en ajoutant une dose de suspense à sa romance érotique.

Le style d’écriture, parfaitement maîtrisé, se dévore sans encombres. Il s’en dégage de la sensualité, mais aussi une grande tendresse de la part de l’auteure.

Le personnage principal féminin a un prénom original, rond en bouche et languissant (Émael), comme l’histoire. Je me suis tout de suite attachée à cette petite souris curieuse et ouverte d’esprit. La jeune femme a par ailleurs la langue aussi affûtée que l’esprit.

Et que dire de Roman et de Khal ? Je mets au défi quiconque de faire un choix entre les deux ! Ces protagonistes masculins ont beau avoir des personnalités et des physiques opposés, chacun d’eux dispose d’atouts de charme bien à lui. Les interactions, notamment entre Émael et Roman, sont palpitantes et le trio possède des personnalités intenses.

Vous l’aurez donc compris, les personnages sont bien construits et modernes. De plus, ils disposent chacun d’un passé, et en apprendre plus sur les protagonistes d’un roman est toujours bienvenu. Enfin, leur sens moral, qui dénote avec la société dans laquelle ils évoluent, est explicité de manière crédible.

Les événements s’imbriquent les uns après les autres comme le dédale des pièces du manoir, mais le lecteur s’y retrouve toujours. Les décors sont terriblement envoûtants, ce qui rend l’ensemble encore plus efficace. À la fin de la lecture, j’ai eu l’impression de sortir du rêve érotique de quelqu’un d’autre mais dans lequel une place de spectatrice m’avait été réservée.

La sensualité du roman est exploitée avec brio et va crescendo en prenant juste le temps qu’il faut pour exploiter les mises en scène variées. Même si les scènes sont chaudes, le joli style d’écriture de l’auteure parvient à insuffler de la tendresse dans la crudité.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce roman n’est pas racoleur ou voyeur dans une optique de vulgarité. Je me suis plutôt sentie invitée à entrer, à observer, à découvrir et à ouvrir mon esprit. Émael, telle une Alice entrée dans un Pays des Merveilles très spécial, ne s’ennuie pas une seule seconde… et nous non plus ! Il se passe toujours quelque chose. Et même si certaines scènes sont forcément prévisibles, l’auteure a su faire preuve d’une créativité qui surprend à chaque fois.

Il n’y est pas seulement question de libertinage, il y est aussi question de tendresse, de tolérance et d’empathie. Les relations entre les personnages vont bien au-delà du sexe, et derrière tout cela se cache une – des – véritable(s) histoire(s) d’amour sous toutes ses formes, aussi bien charnelle que sentimentale.

Le roman dispose également d’un aspect psychologique bien amené à différents moments cruciaux de l’histoire.

En bref, je ne peux que vous recommander ce roman si le genre vous intéresse ou vous interpelle. C’est un rubis dans un écrin de satin. Cette histoire est d’une belle sensualité, dépourvue de vice et de jugements. Je ne peux que saluer l’auteure pour son inventivité. Une jolie réussite !

Nul doute que d’autres titres d’une semblable qualité viendront enrichir la nouvelle collection des éditions Cyplog.

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Les rescapés du cœur, de Nicholas SPARKS

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Je ne suis pas friande de romances, loin de là, mais celle-ci est un petit joyau joliment ciselé. Je ne connaissais pas cet auteur, mais là, je suis conquise sans tergiverser !

Je vais utiliser pas mal de guillemets dans cette chronique car beaucoup de mots que j’ai employés ne rendent pas justice à la beauté de cette histoire, et mon vocabulaire limité ne lui rend pas hommage.

Cette romance se déroule de manière prévisible, et pourtant elle dispose de gros atouts originaux.

La rencontre du futur couple, sur fond d’accident de la route et de disparition d’enfant, vient s’ajouter au passé et au second « travail » de Taylor (pompier volontaire) et à ceux de Denise (éduquer son fils « en retard ») pour bâtir une intrigue qui se laisse dévorer sans peine. À ceux-là vient s’ajouter le « handicap » de Kyle, le fils de Denise, qui tire le contexte de l’histoire vers un réalisme bienvenu.

Les personnages sont modernes et beaux, non au sens physique mais dans leurs personnalités. Le courage, l’altruisme, l’abnégation sont leurs principales qualités et valeurs. Chacun d’eux cache aussi des failles que l’auteur nous fait découvrir au moment juste pour mieux les combler petit à petit avec les bons sentiments.

Nicholas Sparks est parvenu à construire des personnages attachants et émouvants que l’on a plaisir à suivre dans cette « aventure » et auxquels on se surprend de souhaiter tout le bonheur du monde. En refermant le livre, je me suis dit que je les laissais derrière moi sans regret, aussi heureux qu’ils le méritent. Impossible de ne pas aimer TOUS les personnages de ce roman.

La plume de l’auteur est commune mais d’une grande sensibilité et tout en fluidité, très agréable à lire. Il parvient à s’effacer pour laisser toute la place à ses personnages et à leur histoire. Aucune fausse note n’est à relever.

Je vous mets au défi de ne pas pleurer pendant le dernier quart du livre. Ce roman n’est pas une bluette à l’eau de rose, c’est davantage un nuage d’émotions au cœur de l’hiver et elle saura vous réchauffer le cœur.

L’été du changement, de Evalice P.M

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Je ne garde pas un souvenir précis de cette nouvelle aux personnages et à l’histoire trop clichés à mon goût. Bien qu’elle soit réaliste, elle n’a pas eu de quoi marquer mon esprit. Et puis, elle est tellement prévisible ! Et entre un faux bad boy et une fille plus paranoïaque que victime, difficile d’être touché par le traitement que leur a accordé l’auteure bien que le travail se fasse sentir.

Au final, c’est une histoire très stéréotypée et donc sans surprise qui fait passer le temps.