Syngué sabour, de Atiq Rahimi

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J’ai eu beaucoup de peine à lire ce livre à cause de son style d’écriture déconcertant. Ce fut une lecture calvaire. L’ensemble est à l’image d’une pierre : pesant, lapidaire et écrasant.

Pourtant, c’est aussi un roman fort, porté par un personnage principal féminin tour à tour touchant et déroutant. Le personnage du mari n’est pas en reste : bien qu’il soit inerte, sa présence n’en est pas moins écrasante pour son épouse et le lecteur.

La violence et la mort hantent la vie de cette femme, depuis les rues de sa ville jusqu’à l’intérieur de son foyer.

Ce récit nous donne à voir ce que nous ne sommes pas censé voir. C’est l’homme que l’on place derrière le voile et la femme qui se libère peu à peu des carcans culturels et sociaux. Qu’elle vienne par la parole, la prière ou la mort, la délivrance la saisit.

Bien que l’intention de l’auteur soit claire, pour moi, le but n’a pas été complètement atteint à cause du style d’écriture et des répétitions.

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Celle de l’autre rive, de Mitsuyo Kakuta

couv41997887[1]Un roman qui traite de la difficulté de s’intégrer à un groupe, à tout âge. Un roman qui parle aussi de la vulnérabilité de chacun face à la société et aux autres, des singularités que la pression sociale tend à écraser. Et puis aussi, de la difficulté bien réelle des femmes japonaises à concilier emploi et vie de famille.
L’autre rive, c’est la société à laquelle on doit s’intégrer une fois devenus adultes, l’avenir qui nous attend. Cette rivière que Aoi ne veut pas traverser pour rejoindre cette autre rive, c’est le monde des adultes et la société dans lesquels se trouve Sayoko, mais que Aoi ne veut pas rejoindre.
Une histoire ancrée dans la réalité, atout renforcé par les indications géographiques réelles et précises.